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Masse critique et Développement Durable : Phénomène du centième singe

Comment l’action collective contribue à un changement inconscient de notre collectif

vendredi 3 juin 2005, par Dly

Dans le livre de Philippe Desbrosses l’Intelligence Verte (pp 162-163), je découvre un phénomène assez intéressant "le phénomène du centième singe" ou comment à partir d’une certaine masse critique, une communauté adopté un nouveau comportement.

« Depuis trente ans, des chercheurs japonais étudient le comportement des singes sur l’archipel des iles Okinawa et Tokunoshima. Pour résumer l’expérimentation, les chercheurs ont constaté que les singes aimaient beaucoup les patates douces. Les singes n’ont aucun contact avec les hommes et chaque semaine des hélicoptères déversent sur les iles, des tonnes de nourriture dont les patates douces (appréciés comme friandises). Par contre, ils aiment moins la terre qui s’incruste dans la peau du fruit au moment de leur projection brutale sur le sol. Alors ils passent beaucoup de temps à éplucher leurs patates douces avec leurs doigts jusqu’au jour où l’un d’entre eux (ce singe est une guenon) a l’idée d’aller laver sa patate douce dans l’eau de mer proche. Un curieux phénomène se produit. Les observateurs notent que les premiers à suivre l’exemple de la guenonsont les jeunes singes qui l’accompagnent au fil des jours, de plus en plus nombreux et ensuite les autres femelles. Les plus réticents sont les vieux singes rivés à leurs habitudes, qui observent ce manège avec grimaces réprobatrices. Le processus continue où le groupe atteint la taille critique d’une centaine d’individus. A ce moment là, il se passe un phénomène intéressant : toute la communauté bascule et l’ensemble de la société de singes adopte la nouvelle norme. Tout le monde va laver et éplucher sa patate douce dans l’eau au lieu de l’éplucher. »

Je me limiterais à la version lue dans l’Intelligence Verte (dommage qu’il n’y ait pas de sources).

Qu’en est il pour l’homme ? Imaginons que cela puisse s’appliquer au domaine des gestes ’écologiques’...

Ce qui est surtout intéressant, c’est l’approche qui l’est possible de mettre en avant. Au lieu des sempiternels "de toute façon, ca ne sert à rien, je serai le seul à le faire", on pourrait passer à "c’est une question de taille critique, et si 5,10,50, 100 personnes faisaient comme vous... ? quel impact cela aurait il ?"

Je pense que c’est l’approche à avoir. D’ailleurs, ce serait intéressant de comptabiliser le nombre de personnes qui aille dans la démarche proposée.

Lien sur the 100th Monkey sur Wikipedia

P.-S.

Il y a de nombreux articles sur Internet qui font référence à l’histoire du centième singe. Une version différente existe faisant mention d’une transmission limite semi-télépathique (version de Ken Keyes "The Hundred Monkey") traversant l’espace... bref le message est complètement différent.

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3 Messages de forum

  • Le problème est que la jolie histoire du phénomène du centième singe est pour une grande part complétement inventée. Il n’y a pas de 100ème singe ou quoi que ce soit d’apparenté, même si certains ont appris à laver leurs patates. Les vieux singes n’ont jamais fait l’effort de le faire. Voir pour cela : http://skepdic.com/monkey.html L’histoire est sympathique et la conclusion suffisantes pour certains, mais n’est basée sur rien, voir même sur du mensonge. La démarche écologique est louable, mais s’il vous plaît ! Oubliez ce mythe du phénomène du centième singe si vous voulez être crédibles !

    Voir en ligne : The hundredth monkey revisited

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    • Dire que cette histoire est inventée, c’est de la désinformation. Comme l’article de base le dit, cette théorie a été élaborée à partir d’une observation scientifique menée sur plusieurs années au Japon (cf autre source ci-dessous). Des journalistes sérieux se sont penchés sur la question et ont confirmé ces dires. Il ne s’agit donc pas d’une fable lancée sur Internet. Seulement, cette théorie dérange beaucoup de monde, en commençant par ceux qui désirent laisser la masse des gens dans l’ignorance afin de mieux les manipuler.

      Ken Keyes Jr est l’auteur de « The Hundredth Monkey », « Le centième singe » [1], l’histoire vraie d’une fable extraordinaire qui aujourd’hui résonne avec notre destin en tant qu’Humanité.

      Une espèce de singe japonais, le macaque japonais ( macaca fuscata ), a été observée à l’état sauvage sur une période de 30 ans.

      En 1952, sur l’ile de Koshima, des scientifiques nourissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante.

      Une femelle agée de 18 mois, appelée Imo, pensait qu’elle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leurs compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l’enseignèrent aussi à leurs mères.

      Cette innovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958, tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces remplies de sable pour les rendre plus agréables au goût. Seuls les singes adultes qui imitèrent leurs enfants apprirent cette amélioration sociale. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sales.

      À l’autonne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces - leur nombre exact demeure inconnu. Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l’île de Koshima qui avaient appris à laver leurs patates douces. Supposons encore qu’un peu plus tard ce-matin là, un centième singe appris à laver les patates. Alors quelque chose d’étonnant se produisit !

      Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver leurs patates douces avant de les manger. Un peu comme si l’énergie additionnelle de ce centième singe créa une sorte « de percée scientifique » !

      Mais ce n’est pas tout : la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l’habitude de laver les patates douces se transmit de façon inexpliquée et simultanée à des colonies de singes habitant d’autres îles ainsi qu’à la troupe de singes de Takasakiyama sur le continent qui commençèrent aussi à laver leurs patates douces. C’est ainsi que le macaque japonais fut surnommé le « laveur de patates ».

      Conscience et masse critique Cette histoire est remarquable car elle souligne deux points capitaux qu’il nous serait utile de retenir pour notre avenir à court et moyen terme.

      Tout d’abord, pour qu’un tel changement soit possible, il ne suffit pas qu’un petit groupe adopte une attitude différente. Il ne s’agit pas ici de la domination exercée par une minorité utilisant la force et la cohercition mais au contraire de l’accession d’un groupe a un niveau de conscience plus élevée [2]. C’est ici la première clé.

      Et voici la seconde. Bien que le nombre exact peut varier, ce « Phenomène du Centième Singe » [3] signifie que lorsque seulement un nombre restreint de personnes apprend une nouvelle façon de faire, celle-ci peut devenir partie intégrante de la conscience de toute la communauté. En effet, à un moment donné, si seulement une personne de plus se met à adopter cette nouvelle prise de conscience, son champ d’action s’étend de telle sorte que cette prise de conscience est adoptée par presque tout le monde ! C’est le miracle des deux clés réunies.

      J’ajouterai qu’à ma connaissance cette théorie a été vérifiée au moins une fois (d’après une émission vue à la télévision). Il s’agissait d’une expérience scientifique menée en Australie, puis sur le continent européen. Malheureusement, je n’ai pas encore réussi à trouver d’article consacré à ce sujet. Avis aux amateurs.

      Voir en ligne : Le centième singe

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      • 1)La télévision n’est pas une référence. 2)Absence aussi de référence pour « Australie » et « continent européen » ( Il écrit ...Malheureusement, je n’ai pas encore réussi à trouver d’article...) Il n’y en a peut-être pas. 3)A propos du nombre « 100 » ; l’illusion Pour le nombre 100, on dit communément "nombre rond", mais cela n’est qu’une apparence due à la méthode de représentation des nombres. Pour compter, dans les autres bases il n’y a plus de nombre rond pour « 100 (décimal) ». En décimal 100 est 144 en octal, 64 en hexa, 1100100 en binaire. Le piège du "nombre rond" apparaît souvent dans nos sociétés car tout le monde apprend à compter en base 10. 4)L’histoire n’est peut-être pas inventée. Ce peut être simplement une méprise, ou une méthodologie incorrecte. Une astuce simple pour comprendre : Lister tout ce qui n’est pas transmis par le 100ème être (singe ou autre). Les cas foisonnent tant et tant que la découverte apparaît très vite être fausse. YCN

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