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Economie de fonctionnalité : un exemple dans le domaine du logiciel ?

mardi 6 juin 2006, par Dly

Une entreprise annonce l’ère des logiciels bientot révolu en proposant un modèle économique basé sur le service. Peut on parler d’économie de fonctionnalité ? ou n’est ce qu’un modèle de sous-traitance ?

Source : L’Expansion

Salesforce.com déclare la guerre au logiciel traditionnel

Le n°1 de la relation client par Internet ouvre sa plate-forme à d’autres éditeurs et à d’autres applications. Marc Benioff, PDG de Salesforce, nous dit pourquoi il croit à la mort du logiciel sur support physique et comment il veut devenir le "Windows du Web".

Marc Benioff ne mâche jamais ses mots. Pour le patron de Salesforce et ex vice-président d’Oracle, les logiciels d’entreprise commercialisés sur CD ou DVD, sont en passe d’être marginalisés par le modèle du logiciel à la demande (software as a service). Un modèle qui attire avant tout les PME, avec leurs moyens financiers et techniques limités, mais aussi les grandes entreprises désireuses de réduire le coût et la complexité de leur système informatique. En annonçant cette semaine à San Francisco une version ouverte (OEM) de sa plateforme AppExchange, Marc Benioff affiche l’ambition de devenir le Microsoft du Web. Il incite en effet les éditeurs à développer leurs logiciels pour son outil de distribution. Avec l’espoir que les entreprises du futur migrent toute leur informatique sur le Web.

Cela fait plusieurs années que vous annoncez la mort du logiciel traditionnel. Mais on ne voit toujours rien venir. Alors c’est pour quand ?

La transition vers le logiciel à la demande par Internet est inévitable. Les entreprises en ont assez de se faire racketer par les éditeurs traditionnels car une fois que vous achetez le logiciel à prix d’or, c’est à vous de l’installer, de le configurer et de le relier à votre système d’information. Et si cela ne fonctionne pas, c’est votre problème, pas celui de l’éditeur. En fait, à l’achat du logiciel proprement dit s’ajoutent des prestations de services quasi obligatoires comme la maintenance, l’assistance de l’éditeur et l’accès aux dernières mises à jour. Mais il ne faut pas se voiler la face : même si cette transition vers le logiciel à la demande est inévitable, elle ne se fera pas du jour au lendemain. Comme celle qui a conduit à la quasi disparition des mainframes (les gros systèmes informatiques, ndlr), prédominant dans les années 70, au profit des minis dans les années 80 et puis des petits serveurs x86 aujourd’hui.

Quels sont les différences de Salesforce.com avec le logiciel traditionnel ? Et quels sont ses avantages ?

D’abord, nous ne vendons pas de logiciel de gestion de relation client (CRM) mais un service auquel le client accède via un navigateur Web. Les clients sont opérationnels en quelques minutes, contre plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour le logiciel physique qui implique d’installer l’application sur les serveurs et de l’intégrer au reste du système informatique pour le déployer dans l’entreprise. Par ailleurs, nos clients ont toujours accès à la dernière version de notre service, qui est constamment mis à jour, sans qu’ils aient à se soucier d’arrêter leurs serveurs pour l’installer. C’est inclus dans le prix de l’abonnement. Notre modèle est donc beaucoup plus souple pour l’entreprise qui ne paye que pour ce qu’elle utilise réellement.

Que se passe-t-il en cas de faillite du fournisseur de logiciels à la demande ou d’une panne ? Le client ne risque-t-il pas de perdre l’accès au service, voire à ses données ?

Ce n’est certainement pas un problème pour nos clients comme AOL, Avis, Nokia ou Orange. D’autant qu’il est possible de continuer à travailler "hors ligne", grâce aux outils que nous avons développé exprès. Pour ce qui est de la sécurité des données, nous avons nettement amélioré la redondance de nos serveurs, avec l’installation de plusieurs centres de données à travers le monde. Enfin, tous les transferts de données entre les serveurs de nos clients et les nôtres sont cryptés.

Le modèle de Salesforce est-il applicable à n’importe quel type de progiciel ?

Absolument. Et c’est d’ailleurs pourquoi nous venons d’ouvrir notre plate-forme de logiciels à la demande, avec le lancement d’AppExchange OEM, afin de permettre à d’autres éditeurs de proposer leurs services. AppExchange OEM veut être le Windows du Web. Nos partenaires peuvent développer n’importe quelle application, sans qu’elle ait forcément un rapport avec la gestion de la relation client. Il peut s’agir d’outils bureautiques tels Writely ou Irows (un tableur en ligne), de gestion financière, etc. Pour 29 dollars par mois, les éditeurs hébergent leurs applications sur nos serveurs sécurisés et accèdent aux fonctions de notre plate-forme (base de données, services Web pour l’intégration, etc, ndlr). Pour le client, c’est totalement transparent. Ils s’abonnent directement auprès de l’éditeur qui vend directement son service, sans passer par Salesforce. Avec AppExchange OEM, notre but est de créer un marché pour les applications à la demande et par la même occasion multiplier le nombre d’abonnés à notre plate-forme.

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